30 juillet 2012
Des "partis européens"... bien intégrés.
Le traité de Maastricht a offert la possibilité aux partis des États membres de l'Union européenne de s'associer pour constituer des « partis européens » représentatifs.
L'objectif poursuivi est clairement défini dans le traité relatif à la Communauté européenne : « les partis politiques au niveau européen sont importants en tant que facteur d'intégration au sein de l’Union. Ils contribuent à la formation d'une conscience européenne et à l’expression de la volonté politique des citoyens de l’Union ».
Quant au Parlement européen, qui décide de leur agrément, il précise dans son règlement que les activités d'un parti européen se doivent de « respecter, notamment dans son programme et par son action, les principes sur lesquels l'Union européenne est fondée ».
En outre, depuis 2003, les partis européens sont habilités à recevoir des fonds communautaires jusqu'à hauteur de 85% de leurs budgets. En 2013, la subvention totale devrait atteindre 12.400.000 euros.

Les principaux partis politiques français ont adhéré à des partis européens :
- L'UMP au Parti populaire européen (PPE) - subvention 2012 : 6.482.715 euros.
- Le Parti socialiste au Parti socialiste européen (PSE) - subvention 2012 : 4.323.313 euros.
- Les partis du Front de gauche (Parti communiste français, Parti de gauche et Gauche unitaire) au Parti de la gauche européenne (PGE) - subvention 2012 : 835.049 euros.
En acceptant tant les règles institutionnelles imposées par l’Union que les subventions afférentes, ces partis se placent dans la logique d’intégration européenne sous l’égide du capital. Ils s'interdisent d'en contester l'existence.
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Jean-Pierre Dubois
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29 juillet 2012
Syrie : Hollande encourage la poursuite des combats
Réagissant au conflit qui ensanglante la Syrie, Hollande vient de déclarer : « Le rôle des pays du Conseil de sécurité de l’ONU, c’est d’intervenir le plus rapidement possible ». Il a ajouté : « La seule solution qui permettra de réconcilier et de réunir les Syriens, ce serait le départ de Bachar al-Assad et la constitution d’un gouvernement de transition ».
Autrement dit - dans ce que certains qualifient de guerre civile - Hollande prend partie pour un camp contre l'autre, faisant mine d'ignorer les massacres perpétrés par les « rebelles » et les imputant au seul gouvernement syrien.
Hollande ne se soucie pas des victimes syriennes. Si tel était le cas, il agirait pour rapprocher les deux parties afin d'obtenir le silence des armes, et n'encouragerait pas l'intransigeance de ceux qui se sont lancés dans une campagne de terrorisme aveugle. En réalité, la poursuite des combats et les morts qu'ils entraînent ne lui servent qu'à justifier sa grossière ingérence dans les affaires intérieures d'un pays souverain ainsi que sa servilité aux plans de reconfiguration de la région dictés par Washington.
Son hypocrisie atteint le comble quand il déclare : « Je m’adresse une fois encore à la Russie et à la Chine pour qu’ils prennent en considération que ce sera le chaos et la guerre civile si Bachar al Assad n’est pas à un moment empêché ». Alors que seul le sang-froid de ces deux pays a interdit que ne se reproduise en Syrie le scénario libyen.
Hollande et Abdel Basset Sayda, leader du "Conseil national syrien", le 6 juillet à Paris
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Jean-Pierre Dubois
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24 juillet 2012
Hollande fait l'éloge d'un terroriste israélien
Il n’aura pas fallu longtemps à Hollande pour donner une preuve de son alignement sur la politique de l’État d'Israël dans ce qu'elle a de pire, faisant au moins jeu égal dans ce domaine avec son prédécesseur Sarkozy. En témoigne, le communiqué publié par Élysée à l’annonce du décès d’Yitzhak Shamir, ancien Premier ministre israélien. [1]
Nationaliste extrémiste, Yitzhak Shamir a commencé sa carrière dans les rangs du groupe Stern, une organisation terroriste spécialisée dans les attentats contre les civils palestiniens, lors de l’intifada de 1936-39.
Shamir fut également de ceux qui, au début de la Deuxième guerre mondiale, cherchèrent à nouer une alliance avec l’Allemagne nazie, une fois celle-ci en guerre avec la Grande-Bretagne (puissance mandataire de la Palestine), au motif que « les ennemis de mes ennemis sont mes amis ».
On lui doit aussi l’assassinat en septembre 1948 de Folke Bernadotte, un diplomate chargé par les Nations-Unies d’une mission de médiation entre les armées arabes et israéliennes.
Quand l’Etat d’Israël voit le jour, Shamir incorpore les services secrets (le Mossad) puis commence une carrière de politicien qui le voit diriger le gouvernement à deux reprises, en 1983-1984 puis de 1986 à 1992, sous les couleurs du Likoud, un parti de la droite sioniste.
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Source : CAPJPO-EuroPalestine, 2 juillet 2012
[1] http://www.elysee.fr/president/les-actualites/communiques...
Jean-Pierre Dubois
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